Partage

Partage est une association humanitaire dont le siège social est à Compiègne. Elle s’organise autour de deux axes majeurs : le parrainage d’enfants dans 20 pays à travers le monde, et le soutien d’associations locales pour le développement des enfants.

Parmi ces associations, San Juan et IBDAA.

San Juan est un Centre d’Education Motrice qui a déjà pris en charge 7 864 enfants souffrant d’une Infirmité Motrice Cérébrale (IMC) à Quito, la capitale de l’Equateur. Cette maladie, dûe à une privation d’oxygène lors d’accouchements difficiles ou précoces, provoque une lésion cérébrale irréversible entraînant un handicap physique – parfois important – mais aucun retard mental. San Juan travaille sur trois projets principaux pour améliorer l’intégration des enfants dans la société et accroître leur autonomie :

1 – L’intégpartageration des enfants dans des classes de maternelles (à l’intérieur du centre) et de primaire (dans une structure scolaire classique). Ils sont dans chaque cas mélangés avec des enfants sans handicap dans une optique d’intégration. Les professeurs sont d’ailleurs accompagnés par l’équipe de San Juan avant et après l’arrivée des enfants pour adapter le cadre et la pédagogie à leur IMC.

2 – Leur motricité est travaillée plusieurs fois par semaine de façon intégrale avec plusieurs activités thérapeutiques, comme la kinésithérapie et l’orthophonie par exemple.

3 – Un partenariat a été mis en place avec la principale maternité de Quito pour former les médecins et sages-femmes aux techniques de dépistage de l’IMC, ce qui permet d’anticiper et de limiter les troubles.

Dans un pays où les enfants handicapés sont encore largement victimes d’inégalités, San Juan cherche à faire évoluer les mentalités grâce à des actions proches de la réalité du quotidien. Sur un autre continent, IBDAA est un centre culturel créé par (et pour) les réfugiés Palestiniens habitant le camp de Deisheh, près de Bethléem. En dépit de la guerre et des conditions de vie difficiles, 1200 enfants ont ainsi un accès à la culture et une occasion de s’épanouir.

Au niveau de l’éducation, un jardin d’enfants et une crèche pour les plus petits, gérée par quelques mères du camp. Associée à leur activité de tatriz (broderie traditionnelle), ces femmes s’assurent un petit revenu et leur premier pas vers l’indépendance. Ont également été mis en place une bibliothèque, avec plus de 1000 livres en anglais et en arabe pour quelques 360 enfants, et des ateliers sur des sujets de société pour adolescents et adultes.

Pour se changer les idées et prendre confiance en eux, les enfants peuvent prendre part à des activités artistiques et sportives, au cœur du projet dIBDAA. Par exemple, une troupe de 20 petits danseurs (à la parité parfaite) a déjà proposé son spectacle dans plus de 10 pays, partageant avec les spectateurs leur créativité à la fois d’enfants et de réfugiés palestiniens.

A travers tous ces dispositifs, ainsi qu’avec la maison pour les invités où peuvent venir organisations et journalistes afin de s’informer mutuellement sur la réalité du camp et les évolutions de la liberté dans le monde, l’association leur permet une fenêtre sur l’extérieur.

 

Lou-Ann Uros

 

 

 

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