« Restaveks », enfants esclaves

« Esclave » : cela  nous fait immédiatement penser à l’antiquité ou à une période révolue, pourtant l’esclavage existe bel et bien encore aujourd’hui !

Chaque jour, des dizaines de millions de personnes vivent dans la servitude. Hommes, femmes, enfants ; ils servent de main d’œuvres gratuites et silencieuses. Souvent poussés par l’espérance d’une vie meilleure, ces personnes se réfugient chez des exploiteurs qui les brutalisent et les utilisent. Retenus par la force et la menace, abandonnés à leur sort, il devient alors difficile pour eux de sortir de la misère. Les principales formes d’esclavage moderne sont : le travail forcé, l’esclavage sexuel, le travail pour dettes, le mariage forcé et la domesticité surtout concernant les enfants.

C’est le cas en Haïti où d’après l’Institut Haïtien de Statistiques et d’Information, le nombre d’enfants en domesticité était estimé en 2002 à 206 000 environ. Ces enfants sont placés par leurs parents dans une famille d’accueil, de classe moyenne, ils servent d’aide à l’entretien de la maison. En échange, la famille d’accueil promet à la famille de l’enfant un accès à l’école. Hélas,  les contrats ne sont pas toujours respectés et les enfants sont souvent surexploités et ne sont le plus souvent pas scolarisés.

« Les restavèks » ;

Naissent alors les « restavèks » (rester avec), devenus asservis à leurs « maitres ». Ces enfants n’ont aucun moment pour se reposer tandis que les travaux sont totalement inadaptés à leurs capacités physiques. « Il doit se réveiller tôt, se coucher tard et assumer des responsabilités en décalage total avec son âge » (Unicef, 1993 : 36)

La plupart du temps, l’enfant est maltraité, et ne vit pas dans des conditions acceptables. Une étude réalisée par l’UNICEF montre qu’à Cap-Haïtien, 81% des enfants en domesticité interrogés  déclarent avoir déjà subi des châtiments corporels.

Comme ils ne peuvent pas retourner dans leurs familles biologiques, bon nombre de « restaveks » pour échapper à la violence au sein du foyer, fuient dans les rues et se réfugient dans des bandes ou deviennent enfants travailleurs à peine rémunérés.

Ces années de servitude ou passées dans la rue auront de graves conséquences dans le développement de l’enfant. Il peut avoir un profond manque d’estime de soi, des problèmes psychologiques, des tendances à se méfier des autres et surtout être traumatisé par ces expériences qu’aucun enfant ne devrait avoir à vivre à un âge où l’on préfère s’amuser plutôt que d’être réduit en esclavage.

Julie Cauchois

 restaveks-source-unicef

Peut-être serait-il bon de mettre ici un message invitant le lecteur à se rendre sur le site de l’Unicef et de lui proposer, pourquoi pas,  de faire des dons ou simplement de les soutenir… s’il le souhaite bien sûr… on ne l’obligerait à rien.. ce n’est pas le genre de la maison… et puis on pourrait aussi mettre le lien juste en dessous du message… au cas où celui-ci aurait éveillé la curiosité du lecteur.. : http://www.unicef.org/french/whatwedo/

 

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